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Nos lecteurs auront certainement remarque les nombreux et récents remous en ce qui concerne la probable ouverture du marché français des jeux d'argent en ligne. La semaine dernière, l'annonce du gouvernement français en la matière a lancé le compte à rebours... il ne reste plus qu'à définir le 'modèle français'. Petit point dans l'article qui suit.
Des signes prometteurs
L'un des signes prometteurs qui annonce l'ouverture prochaine d'un véritable marché français de casinos et de jeux en ligne est la création de fonds de capitaux à risques axés sur les jeux, tendance récente qui annonce que de grands groupes d'investissement attendent leur heure. Un exemple, Manga Capital Gaming dirigé par M. Courbit, qui vient d'acquérir Betclick (une société de jeux d'argent en ligne) pour une somme tenue secrète.
Du côté des plus gros groupes (Bwin ou encore Unibet pour en citer quelques uns), les enjeux sont encore plus élevés. Les experts en la matière estiment déjà que le marché du jeu d'argent en ligne français vaut pratiquement un milliard de dollars. Or, si le marché français se libéralise comme prévu, ce marché devrait atteindre plus de 10 milliards de dollars.
Les enjeux de l'ouverture du marché français
Jusqu'à présent, les grands groupes d'investissement ou de casinos (terrestres) français ont cherché à trouver la parade pour profiter du marché français, bien qu'il reste encore embryonique pour l'instant. La dernière mode est de créer une société dans un pays où les jeux d'argent en ligne sont légaux, comme Malte ou Gibraltar, afin d'obtenir une licence d'exploitation européene. L'essor impressionant des casinos en ligne dans le monde, aidé en grande partie par le succès retentissant du poker (parfois retransmis à la télévision), fait que les professionels du jeu de hasard en France ne peuvent pas laisser passer leur chance d'exploiter ce marché en croissance continue. Par exemple, Partouche, l'un des plus gros groupes de casinos français, vient d'annoncer que d'ici à Mai, le groupe proposera toutes sortes de jeux d'argent en ligne à partir d'une société créée tout spécialement à cet effet... à Gibraltar.
Côté publicité et sponsoring, certains groupes européens font plutôt fort. Exemple avec Bwin, qui figure parmi les cinq premiers groupes d'investissement en maillots de foot en Europe! En France, ces sociétés n'existent pas encore et d'autres discussions seront nécessaires avec la Commission Européenne pour que l'ouverture du marché français se réalise à l'image de certains autres pays européens.
Un modèle français?
Mais vers quel modèle nous dirigeons nous? Nous pouvons spéculer en nous intéressant aux rapports du gouvernement qui ont été rendus public récemment. Selon un rapport plutôt annonciateur de la part de l'inspecteur général des Finances, des règles précises devraient être mises en place pour 'encadrer' l'ouverture du marché des jeux de paris en ligne. Les opérateurs intéressés devront à tout prix respecter un 'cahier des charges fixé par la puissance publique', et une autorité spéciale sous tutelle gouvernementale devrait être créée pour lutter contre les effets négatifs du pari, à savoir le phénomène de dépendance ou encore le blanchiment d'argent. En ce qui concerne les course de chevaux, il ne faut pas s'attendre à une révolution (comme certains l'espèrent) - certains experts confirment que le PMU devrait garder une position de quasi monopole. Pour les paris sportifs, le gouvernement français devrait se montrer timide en insistant que l'Etat va profiter allègrement des bénéfices engragés par ces activités.
Quid des jeux d'argent en ligne? Une mini-surprise, les machines à sous pourraient bien être à jamais interdite des futurs casinos en ligne français, le gouvernement les jugeant trop addictives et dangereuses pour les joueurs. En bref, nous pouvons nous attendre à une politique du cas par cas et des avancées timides dans les mois à venir. Ici à GamblingPlanet.org, nous ferons de notre mieux pour vous tenir au courant des développements futurs.