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Il est temps de faire le point sur l’une des activités de jeux d’argent les plus populaires en France, le Pari Mutuel Urbain, ou PMU. Première entreprise de paris hippiques en Europe, le PMU a été créé en 1930 pour atteindre près de 8 milliards de chiffre d’affaire aujourd’hui. Le PMU a fait la une de beaucoup de quotidiens récemment, critiqué pour ne pas avoir été ouvert aux investisseurs prives. Cet article fait le point sur l’histoire du PMU et comment cette activité a évolué en plein coeur de la culture française, et rappelle le fonctionnement du réseau de PMU et le rôle important joue par l’Etat.
En France, le Pari Mutuel Urbain est un organisme public français qui permet la collection de paris sur les courses hippiques en dehors des lieux ou celles-ci ont lieu. Traditionnellement, ces paris ont pu se faire dans les cafés, les brasseries, les bars et autre boutiques spécialisées, et plus récemment sur internet.
Il faut faire un bond en arrière jusqu’a 1891 pour retrouver la première loi française regulant les paris hippiques. Au coeur de cette première loi figure déjà l’un des principes clés de l’activité: la mutualisation, c’est a dire le fait que les joueurs jouent les uns contre les autres sur une course en particulier en se partageant les gains. Depuis cette loi, l’Etat français prélève un pourcentage de ces gains réalisés dans le contexte du PMU. Au début, les courses de chevaux étaient organisées pour améliorer la qualité des chevaux. C’est pour cela que le ministère de l’Agriculture était chargé au début de réguler le PMU.
Les variantes du jeu ont fait leur apparition tout au long du vingtième siècle. En 1954, le tierce est inventé par André Carrus, pour compléter le ‘simple’ et le ‘report’, et en 1956, le tiercé est diffusé à la télévision pour la première fois, ce qui propulse le pari hippique au sommet. Pour citer les variantes les plus connus, le quarté est créé en 1976, le quarté + en 1986 et le quinté + en 1989.
Comme tous nos lecteurs auront remarqué dans la presse, le grouvernement français n’est pas prêt a abandonner le monopole de l’Etat sur cette activité si facilement, malgré les opinions agacées et répétées des institutions européennes. Il est vrai que si l’on rappelle que le PMU est le premier opérateur de pari mutuel européen, le troisième au monde et un chiffre d’affaires qui fait parti des cinquante plus importants en France, on peut comprendre que l’Etat français ne veuille pas laisser partir la poule aux oeufs d’or!
Le PMU est administré par les ministères de l’agriculture et du budget. La société compte 54 membres, dont France Galop, le Cheval Francais et 52 sociétés de courses. Le PDG de l’organisation doit même recevoir le feu vert des ministères avant de prendre ses fonctions. Dans le conseil d’administration, on compte pas moins de sept représentants du gouvernement français sur treize personnes!
Le PMU a pour mission d’assurer l’enregistrement des paris, calculer les cotes et le paiement des gains aux joueurs. Une quinzaine de courses ont lieu par jour.
Espérons que cet article vous a donne envie d’en savoir plus sur le pari hippique. Rendez vous la semaine prochaine pour en savoir plus sur les types de jeux et le PMU sur internet.